Une amie m'a offert ce livre de Denis Ledogar après qu'il a célébré la messe d'enterrement de sa maman. J'avais été impressionnée par la douceur qui se dégageait de cet homme. Son visage, son regard,  sa gestuelle, ses intonations , ses paroles tout de lui exprimait une infinie tendresse pour les gens et  la circonstance. Je ne crois pas avoir entendu parler de lui auparavant mais il est  prêtre assomptionniste (je ne sais pas ce que cela veut dire..), et a une formation d'infirmier anesthesiste (ce qui lui confère déjà une qualité ...un sens aigu de l'observation afin de pouvoir anticiper !)

Il donne du baume au coeur car il doute, il est capable d'être blessé par une situation , un événement et il le dit. De ce fait, il rejoint tellement le monde de notre réalité au lieu des élucubrations de nos diktat hierarchiques catholiques.

Cela me fait penser au décès d'une collègue deux ou trois ans après sa retraite tout simplement après avoir fait une fausse route en prenant son repas dans un snack. Je ne savais pas comment dire ma peine à son mari. J'ai mis du temps à trouver des mots banaux. J'ai enfin accepté de ne pas dire grand chose mais seulement ma vérité ... je ne trouvais  que des mots futiles à défaut d'être utiles.

Douter semble bien être une action constructive si elle permet de se remettre en cause, de mieux faire la part des choses, de se redonner un nouvel élan.  Ah, si  douter était une qualité de nos politiciens, quel beau pays on aurait! Et demain ce sont les élections......