En 2000, direction, seule, vers Saint Jacques de Compostelle dit aussi santiago depuis le Puy en Velais. Plein de rencontres sympas , parfois étonnantes, douces, internationales etc.....

Quels bons moments! et pourtant deux choses importantes me restent .

D'abord, j'ai bien pris conscience que l'archi indispensable...(attention différence avec l'archi nécessaire) est bien maigre. Mon sac avec le sac de couchage, pesait sans l'eau, le coca (en petites bouteilles) et les petits en-cas pour la marche: 6 KG. En le préparant, je choisissais ce qui était le plus léger, même l'achat de la polaire a été sujet à un cahier des charges sévères et a posé problème car le magasin ne disposait pas de balance. Je revois  avec plaisir Alain, un copain de rencontre, me retirer le sac à dos lorsque j'arrivais à l'étape prévue un et le lancer sur le lit qu'il me réservait (ce qui ne se fait normalement pas trop). Je ne dédaignais pas cette aide. Il arrivait bien avant moi car je marchais uniquement au rythme que je ressentais devoir m'imposer .

L'autre étonnement est la capacité du corps à donner plus que ce qu'on le croit capable. IL y a des centaines de manières de marcher  et pourtant de prime abord ce n'est pas ce que j'aurais  pu croire auparavant .

Et quelle douceur de marcher sur les toutes petites touffes d'herbes sur les chemins pierreux. Jamais je n'aurais imaginé ressentir ces tout petits instants de bonheur.

Il arrive!!!

Il se trouve que cette après midi superbement ensoleillée , alors que je me prélassais en lisant "Marianne" de cette semaine sous les douceurs du RA d'Egypte, un bruit étrange arrive en ma direction : un beau tracteur bleu ...C'est fou comme le chauffeur est en hauteur!

Un copain a décidé d'aller à Compostelle en tracteur car il ne peut le faire à pieds. Je suis superbement ravie de sa décision , de son achat et je me l'imagine déjà avec bonheur sur certaines parties du chemin que je connais et où il pourra passer.

Et si je repartais?  Chiche!