Les valises envahissent la chambre, en plus de tout ce  qui ne peut être dans la salle de bains en raison de sa réfection... conclusion: un bazard pas imaginable.

J'ai (faut pas croire mais  je suis organisée) un listing de ce que je dois emporter pour 6 semaines à l'étranger mais il me semble qu'il me manque toujours quelque chose parce que la situation qui va exister n'est pas formellement prévue par l'inventaire.

Je viens de repenser au repose cou pour la nuit dans l'avion!....

Cet accessoire est important  pour moi . POUR LA "PETITE" HISTOIRE!!images_5_

Je déteste me retrouver dans les aéroports, comme un mouton de panurge qu'on parque ici puis là et ainsi de suite pendant 3heures. Donc au moment où je quitte le comptoir d'embarquement, soulagée (jamais complètement ...les gags avec mes bagages sont fréquents) je décide de devenir un zombie: Je ne sais plus penser  ni vouloir , je déconnecte immédiatement . Surtout ne pas  me poser de questions dès ce moment car n'étant plus tout à fait avec le réel je deviendrais agressive puisqu'on me dérange de mon monde intérieur. Avec les enfants , seuls eux comptaient et je m'évertuais à les éloigner par les jeux ou les occupations du lieu de cette attente détestable. Les avions étaient un bon élément pour faire passer le temps (l'un a continué cette passion  )

Me voici donc déconnectée et je suis, presque bêtement, les avancées progressives jusqu'à l'intérieur de l'avion. Pas tout à fait bêtement car je préfère rentrer parmi les derniers . L'avion ne partira pas sans moi!  Mes bagages sont  en soutes et si on ne me voit pas, cela poserait problème puisque risque d'un bagage piègé!! Mais j'ai été élevé dans le respect de l'autre donc  je suis là où il faut.

Dès que je pose mon élégant postérieur (eh!  on ne conteste ni ne rit) sur le siège qui m'a été dévolu selon je ne sais quels critères , je rentre encore un peu plus profondement en létargie. J'installe autour de moi mes nécessaires :(lectures sudokus, mouchoirs, crayons ou autres - auparavant c'était tricot ou broderie au point de croix mais à présent qu'au passage de la sécurité, ils ont piqué tous mes ciseaux j'ai compris que c'était fini).

Le plus souvent je n'entends ni les conseils de sécurité ni ne sens le décollage, le ronron des moteurs a fini de m'envoyer dans mes doux rêves de vacances et dans les bras du beau Morphée .