IMGP5042Quand arrivent les froids , la phase plus ou moins dépressive de la rentrée de septembre est bien terminée. Dès que   la maisonnée n'assume plus son rôle de climatiseur des chaleurs, un petit feu dans le fourneau style norvégien nous apporte une douce chaleur.

Il donne beaucoup plus que ces bonnes calories réconfortantes: il y a bien sûr toute l'activité en amont et la phase d'empilage qui est un moment où on anticipe le cocooning des périodes de grands froids avec ou sans neige.

- Mais ce n'est pas possible, je vous ai vendu 3 stères de bois. Où sont ils?

Après un moment de perplexité: m'avait-il bien apporté la quantité commandée donc achetée? -Tout est dans le bûcher.

Il va vérifierbois_pile

-Ah j'ai compris! Tout est tellement au carré qu'il n'y a plus d'espace libre. Bravo pour ce rangement!

Tu parles comme je suis fière de ce que je prends pour un compliment! (c'est bibi qui ai tout bien rentré et mis en piles si parfaites!)

En ce moment j'entends le bruit des flammes. C'est apaisant et aucunement lancinant , ce n'est pas répétitif et pourtant c'est continu. La variété de sa douceur semble créer ce calme si propice à la chaleur familiale, au repos, à la lecture.

Il me revient ce qui s'apparente à des moments d'hypnose.  Les enfants et spécialement number 3 restaient de très longs moments à admirer les flammes à la fois à croupi et assis sur leurs pieds. Il est vrai que la vue, l'ouïe, les sens créent les conditions de l'envoûtement. La beauté reçue par l'oeil, par l'oreille, les stimulations cutanée et de l'odorat deviennent vite envoûtantes.

En ce moment on nous rabat les oreilles avec des maisons en bois et toutes leurs qualités. On n'a pas attendu les nouveaux promoteurs pour découvrir la qualité de l'isolation du bois.

incendieNos voisins ont eu la malchance de perdre en  fumée la majeure partie de leur maison . Parpomppiers un sixième, septième ou N.ème sens que la raison ne peut pas expliquer, j'ai été  prévenue du début de l'incendie. J'ai donc vu la petite pointe rouge sur le toit. EN Soixante à quatre vingt dix secondes  le toit était embrasé. Quand  le copain est apparu sur la route, il avait vieili de  dix ans. Il devait y avoir aussi un incendie dans sa tête. Cette expérience m'a marquée à jamais, je suppose, et ma peur de l'incendie ne s'éteint pas.

Dans la maisonnée, il y a partout des capteurs de CO, de fumée. Il y a même dans les chambres des enfants car elles sont en étage des cordes pour descendre comme à l'école s'ils ne pouvaient quitter leur chambre parce que la porte serait chaude. Phobique , je vous dis! Phobique je reste malgré les sarcasmes gentils de L'homme et des enfants.

Cependant je reste apaisée et tranquillement à lire , écrire, broder, tricoter auprès du feu dans mon poële

RONNNNNNNNNNn comme il fait bon , comme sent bon le bois enflammé  .................. et maitrisé