Week end londonien. En vrac:

Ma première réelle ballade dans Londres. La seule et dernière fois remonte à un match de rugby et la France avait mis la pâtée à l'équipe d'Angleterre sous mes yeux!

Avec des copains parisiens nous décidons de nous retrouver à Londres pour passer un moment ensemble. 

anglaisPrévoir beaucoup d'argent: TOUT est incroyablement onéreux y compris en comparaison avec Paris.

Savoir que les anglais se fichent comme de leur première chemise des gens ne connaissant ni leur langage ni leur ville et  ne sont en aucune manière serviables.

Savoir que le capitalisme étant roi, que tout est privatisé donc les rivalités entre les différents groupes d'un même secteur vous donnent parfois des situations chaudes. Pour les trains par exemple.

Ils savent jouer sur les événements et les exploiter à merveille: l'an dernier le mariage de Kate et William , cette année jusqu'en juin le jubilé des 60 ans de règne de leur Queen, ensuite les JO mais on ne le remarque pas encore car l'accent marketing est mis sur la reine. ( On peut se demander comment ils les ont obtenus!)

La découverte d'une ville se fait, pour moi, à pieds (le plus possible). A l'arrivée j'avais prévu des "sabots" agréables à porter... j'ai vite déchanté et remis des chaussures plates en  cuir  doux.

Hotel bien situé, adossé au British Museum pas loin de Covent Garden, de Russel Square. Rue très calme, taxis en grand nombre pour aller à un endroit précis puisque à quatre le taxi était moins cher que le métro.

Un € = 0.70 livre pendant notre séjour.

WE ensoleillé et venteux surtout samedi soir où le taxi nous a sauvé de l'hypothermie. Brr je ne sais pas comment font les clochards pour tenir le coup en étant assis. 

Ce qu'il m'en reste?

Un WE ensoleillé très sympa avec ces amis de longue date dans une ville jusqu'alors inconnue.

Mais un goût d'amertume: lors de notre arrivée nous passons par la station Victorian où nous prenons un petit déjeuner (levée à 4h 30 du mat' je ne laissais pas mon estomac avoir quelques envies) . Un monsieur qui semble visiblement agé (70 ans environ) fait une livraison, il laisse son haut chariot dans l'entrée (pourquoi? Il pouvait tecniquement sans problème lui faire faire les 3 mètres qui le séparait du point de livraison!), porte les colis les uns après les autres avec difficultés, son visage montre sa souffrance, ses gestes sont ralentis... Quelle horreur, nous sommes là tous les deux à nous demander si nous ne devrions pas faire quelque chose pour obtenir sur son visage un sourire de remerciement. Nous n'osons pas de peur qu'il en perde son travail. Dans quel monde vit-on pour en arriver à penser cela!