Partis  à pieds dès 5h ce matin sous une pluie fine , nous avons rencontré un taxi qui attendait le client. Nous nous sommes présentés et surtout nous avons fait une belle rencontre: un jeune homme qui parlait superbement le français et qui nous a expliqué sa vie au décours de cette crise . En faisant 16 h par jour il ne gagne que 700€ par mois , son épouse travaillant à plein temps dans un emploi manuel gagne 500€ avec les heures supplémentaires , ils n'ont qu'un enfant mais les allocations familiales viennent de leur être supprimées. Il nous a fait découvrir pourquoi au Portugal le sentiment anti-européen ou plutot anti-allemand commençait à s'organiser. Il se demandait pourquoi des produits non indispensables comme le tabac , les alcools - le wisky vendu dans un hyper à 8€ la bouteille- n'avaitent subi aucune hausse. Selon lui, avant de diminuer le coté social, il serait important de s'atteler à faire rentrer de l'argent par la taxation de produits qui ne sont pas de première nécesssité et/ ou étrangers (taxation des produits chinois par exemple qui casse le marché par leur très bas cout mais qui aussi ont supprimé le travail local puisqu'ils vendent des produits faits en Chine , taxation des alcools étrangers) certes c'est sa version mais il montre combien il est touché directement alors qu'il vit dans une région à la fois touristique et aussi dynamique (agriculture, vignoble)

Nous voici dans la maisonnée. Nous avons été accueilli par   un soleil superbe et par un copain à la disponibilité légendaire qui avait une belle surprise pour nous : un grand tupper de soupe de légumes que nous avait préparé notre copine, son épouse. Nous  avons engloutie cette délicieuse préparation avec double plaisir: son gout culinaire et celui de l'amitié. 

Le temps si beau m'a incité à jeter un oeil coté  jardin. Tonique j'ai retiré les perches des haricots et le système de fixation des pois qui avaient fait leur temps. J'ai aussi cueilli mes potirons énormes. Je n'en garderai qu'un et donnerai les autres.

Il faisait trop beau pour s'occuper des valises et des lessives, L'Homme lui, a trouvé qu'un bain lui redonnerait ses repères. 

Ce soir nous avons quand même dû faire une petite flambée dans le salon. Décidément pendant que je me suis absentée l'hiver a pris le dessus!