Du plus loin que je me souvienne j'ai toujours eu une tendresse étrange pour les jardins ouvriers. Ce petit bout de terrain qu'une famille ou seulement l'un d'eux , le plus souvent le père, met en valeur en tentant d'en extraire le meilleur pour.... leur plaisir gustatif certes. Tellement d'autres composantes de leur vie est embellie ou agrémentée par ce lopin de terre et ce qu'ils vont en faire voire en vivre: économie financière, moment de plaisir par le retour à la terre,  moment où la liberté montre sa plénitude  relative,  moments d'apaisement même si le travail de la terre est difficile  aussi bien  physiquement que moralement, bonheur de la solitude ou bonheur de la famille à la campagne, retrouvaille en famille ou entre époux ou avec un ou plusieurs enfants.....

Le jardin ouvrier vit actuellement une modèlisation sur ce que les loueurs (vraisemblement des communes)  rêvent dans l'esthétique: de petits chalets tous formatés sur le même moule. Les décideurs ont certainement beaucoup pensé et peut être même ont rencontré des locataires de ces petits bouts de terrains afin de connaitre leurs besoins , leurs objectifs pour réaliser ces offsets .

Cependant jamais ces belles petites strutures  ne remplaceront dans le coeur de l'ancien tout ce que son jardin lui a donné en vécu et en rêve.