Il vient de temps en temps passer une petite demi heure avec moi. Nous avons en commun le même malheur. Nous blabaltons de tout et de rien et bien sûr immanquablement nous avons envie de sentir ce que l'un cache à l'autre pour nous protéger mutuellement.

Nous en venons à parler des "amis" et la conclusion sonne comme un coup de sabre: "Oh tu sais, on pue la mort"

Je reste interloquée, muette, les yeux exorbités, et lui pas fier de ce qu'il vient de m'assener mais comme libéré. Un long silence pendant lequel mon esprit prend des autoroutes, des nationales (enfin je ne sais pas s'il y en a encore), des sentes... pour finalement dire: "je crois bien que tu as raison d'une certaine manière!"

Alors je me suis dit que j'ai raison de m'orienter vers des personnes que je ne connaissais pas AVANT , qui  savent rien de moi et qui donc ne peuvent me coller le drame sur le visage.

Les amis , les vrais savent me voir MOI, en prenant soin de Moi, je reçois encore plus que je ne peux donner mais il devient important pour moi de trouver les vents favorables qui vont m'aider à penser à moi au sens ouverture et pas de la Frileuse.

Pas facile de faire les courses, je pense toujours pour deux avec Ses petites préférences...

Le temps... le temps .... ce con ne fait rien d'autre que de filer à toute vitesse!

Les familles des nombreuses victimes du 13 novembre ne le savent pas mais grâce au drame qu'elles vivent je me sens progresser, je ne saurai expliquer ce que je ressens.

J'espère que lors de  sa prochaine visite , le  copain ne me donnera pas à nouveau une  affiirmation aussi violente mais si ...réelle!!!