Quelle fourmi!!

Il me faut donc vider cette grande maison qui n'a plus le même dynamisme qu'autrefois. Les Numbers sont partis et L'Homme nous a quitté si brutalement. De nouveaux habitants vont prendre possession des lieux et la maison va prendre une autre âme même si elle sera riche de nos rires et de notre chagrin, mais riche de nos prédecesseurs également.

Ce jour l'objectif était de regrouper (comme à la maternelle je continue les ensembles) tous les bibelots, y compris tout vase et tout type d"éclairage. Je me suis rendu compte que j'étais une malade des bougies. J'en ai trouvé partout et je suis certaine que le chiffre 100 correspondra à la réalité. Les couleurs , les formes différentes me permettaient de modifier la décoration des tables et puis l'hiver  quand à 16h il faut déjà mettre les lumières, une ou deux bougies donnaient une chaleur qui m'aidait contre le manque de soleil.

Et puis je tombe sur un carton plein de talons de chèques et de relevés bancaires. Je me suis amusée à tout regarder , certes rapidement mais j'ai trouvé des pépites. Je ne me souvenais plus que nous étions allés faire du ski de fond à tel endroit , que la construction du garage datait de telle année, que j'étais allée chez le coiffeur plus souvent que je ne le pensais alors que les séances d'épilation que je croyais fréquentes ne l'étaient pas autant, que les Numbers avaient séjournés aux USA plusieurs fois en dehors de leur année scolaire pour I et II . Number III avait choisi l'Australie.

Amusant de revoir les types de dépenses qui sont peu variés.. l'hyper du coin, les vêtements, les chaussures (c'est fou le nombre de baskets que j'ai achetées!) les trimestres scolaires car les Number étaient en privé puisque le public n'offrait pas de cantine à l'époque et avait des horaires scolaires défiant la logique des travailleurs... bien sûr EDF, le fuel.... (pas trop les docteurs!!!!) et aussi ...les VOYAGES!

J'ai pris plaisir à ces souvenirs. Je crois qu'il m'en reste encore un peu.... le poele m'a permis de brûler ce qui était trop perso.