A plus d'un titre il m'est difficile de ne pas réagir à la déferlante médiatique concernant Vincent L

Je pense à sa fille à qui la société impose un calvaire humain.

Je pense à sa jeune épouse qui a subi le terrrible choc de l'annonce de l'accident, du pronostic vital engagé depuis le début.

Je pense à son épouse qui a depuis tant d'année voulu faire respecter Ses volontés (quand on est dans le domaine médical on est encore plus à même de savoir ce qu'on souhaite et de le dire,) qui ,en tant que mère, devait protéger leur fille contre les assauts des "bien pensants" , protéger leur fille dont l'image du père était avilie dans les médias, protéger l'avenir de sa fille tant on sait la fragilité de l'enfant avec la perte d'un parent mais dans ce cas  perte  à la fois de la présence, de l'amour , de l'autorité , du plaisir, de l'humour , de  la douceur, de la tendresse bref de tout ce qu'un père peut donner à son enfant, pour fait de pronostic vital engagé sans les artifices de la médecine donc sans l'acharnement.

Je pense à son épouse qui vivait un amour complètement à l'envers de ce qu'on vit normalement: Permettre à son Homme de partir en paix et tranquillement après ce terrible accident de voiture alors qu'on est si détruit quand Il part brutalement.

Je pense aux frères et soeurs qui vivaient leur frère dans l'irrespect de ses volontés.

Je pense aux infirmiers et infirmières qui tous les jours Lui ont prodigué moultes  soins donc des traitements médicaux lourds  qui permettaient à Vincent de garder ce coeur en fonction artificiellement malgré très vraisemblablement les infections iatrogènes dont Il a  été victime.

Je pense aux médecins qui ont oeuvré pour Lui et ont subi des pressions de tous ordres et ont reçu des volées de bois mort sous forme d'injures partant tous azimuts qui laissent des traces indélébiles dans nos coeurs et notre façon de travailler.

On est bien d'accord: s'Il avait été relativement autonome pour rentrer chez lui avec des soins adaptés, la réflexion eut été selon moi  totalement en accord avec les bien pensants. Ce n'est pas le cas.

Je ne sais que penser des multiples jugements de tout bords qui avaient soit disant autorité .

Je n'ose penser au coté financier!

Je pense à ce groupe de bien-pensants qui défendaient le maintien en vie de Vincent . Je me demande où il place l'Amour dans son argumentaire déphasé par rapport à la Vie et au quotidien des personnes qui survivent ainsi artificiellement.

Même après ces années terribles, je suis certaine que l'épouse et la fille sont terriblement éprouvées par le coté inéluctable de Son Départ mais elles sauront qu'enfin Ses volontés ont  été respectées et qu'Il est LIBRE. Enfin!